Qu’est-ce qui fait qu’une chanson nous trotte dans la tête ?

créer par adminquesrepo. Posté(e) le 19 novembre 2018 dans Social.
adminquesrepo
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Aussi persistants qu’agaçants, ces petits airs dans nos têtes semblent y élire domicile tels des vers dans les fruits… d’où leur surnom de « ver d’oreille ». La raison ? Si elle n’est pas rigoureusement expliquée, les nombreuses recherches sur le sujet ont permis de mettre en avant deux causes principales.

D’abord, notre mémoire musicale est très solideAlors que la mémoire verbale fait uniquement appel à l’hémisphère gauche du cerveau, la musique est, elle, enregistrée par les deux hémisphères, avant d’être stockée dans les deux lobes temporaux. Elle persiste donc plus longtemps. A cela s’ajoute ensuite le pouvoir évocateur de l’environnement : si une situation fut, par le passé, associée à une chanson par notre cerveau, la « démangeaison musicale » a de grandes chances de réapparaître dans une situation analogue.

Marie dlr
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EN BOUCLE\". Qui n\'a jamais connu cette situation où une mélodie entêtante ne cesse de se répéter, en boucle ou par intermittence, dans notre tête, nous poursuivant parfois une journée entière ? Ce phénomène est surnommé \"vers d\'oreille\" et est qualifié par les scientifiques d\'\"imagerie musicale involontaire\" (INMI). Mais on ignore tout du mécanisme cérébral à l\'origine de ce type de \"pensées intrusives\". Dans la revue Consciousness and Cognition, une équipe anglo-canadienne révèle que la structure même du cerveau influence la fréquence des INMI. INMI fréquents = épaisseur de cortex réduite Pour mieux comprendre le lien entre structure cérébrale et \"vers d\'oreille\", les chercheurs ont demandé à 44 volontaires, âgés de 25 à 70 ans, de répondre à deux questionnaires portant notamment sur la fréquence des épisodes d\'INMI chez eux. À noter qu\'aucun des volontaires ne souffrait de lésion neurologique ou de perte auditive, et aucun n\'était musicien professionnel. Puis les participants ont été soumis à une IRM cérébrale. Les images obtenues ont permis aux chercheurs de mesurer l\'épaisseur du cortex et le volume de matière grise dans différentes zones du cerveau. Selon les résultats, les participants chez lesquels les INMI sont les plus fréquentes ont une épaisseur corticale réduite dans deux zones de chaque hémisphère cérébral : le gyrus temporal transverse et le gyrus frontal inférieur. Le premier est impliqué dans la perception auditive, notamment la manière dont le cerveau interprète les sons entendus. Le deuxième participe au processus de mémorisation verbale. Même chez les sujets les plus jeunes de l\'expérience (âgés de moins de 40 ans) et chez qui les INMI sont fréquents, l\'épaisseur corticale était réduite, ce qui montre que ce phénomène est indépendant du vieillissement cérébral.

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